Ligne de vie
Tracer sa ligne de vie:
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Cette rubrique intitulée Créations libres JMR a pour but de permettre aux animateurs et participants de publier des extraits de leur récit autobiographique . L'invitation est maintenant lancée aux membres actifs de JMR de nous faire parvenir leur texte. Les textes ci-dessous sont classés par ordre des dates de parution les plus récentes.
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Paramètres à respecter: Longueur : 2 pages (ou environ 800 mots au maximum) Simple interligne Orthographe : soumettre un texte exempt de fautes. Police: Times New Roman (12 pts) |
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Ce samedi trois juillet, la canicule
s’installe en sourdine…
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Les coïncidences sont quelque peu
surprenantes : mercredi, le 28 octobre 2009, le thème de la rencontre
régulière de notre 5e groupe de Je me raconte est : Les
personnes influentes dans notre vie. Et voilà, vous serez assis sur
votre nuage et nous écouterez parler de vous avec votre petit sourire en
coin. Quel beau voyage nous avons fait. Nous en sommes à notre cinquième groupe, un voyage de 10ans, plus de 60 participants et plus de 15 parutions, dont les deux vôtres. Moi, comme je le dis, j’en suis toujours à mon brouillon.
Vous étiez le calme incarné. Vous aviez le don de
provoquer les écritures même les plus difficiles.
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Oui, vous avez été celui qui aura permis à des familles
de se voir enrichir d’un trésor, celui de l’histoire de leur famille.
25 octobre 2009 |
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Ce 24 décembre 1947, il y a soixante et un
ans, c’était à croire que la lune et toutes les étoiles du cosmos
s’étaient donné rendez-vous à Windigo, la plus belle oasis qui longeait le
haut de la rivière Saint-Maurice dans les années 1940.
Entourées d’une forêt enneigée, les silhouettes en mouvement sur une
neige immaculée témoignaient surtout de la présence de jeunes familles
et de célibataires masculins esseulés; toutes se dirigeaient vers le
Centre communautaire de l’endroit pour la traditionnelle messe de
minuit.
Ce chemin, la jeune institutrice de l’endroit le prenait régulièrement
deux fois par jour, cet établissement servait d’école également. Et le
nom de cette jeune institutrice?

Fernande!
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On continue
Tante Gilberte étant
retenue à la maison par ses chérubins, l’oncle Bruno et moi formions un
rare couple dans cette parade endimanchée. À pas lents, nous nous
acheminions vers cet imposant bâtiment en pierre des champs, aux coins
arrondis, assez surprenant dans un pareil environnement.
Cette oasis regroupait des habitations modernes à souhait situées à la
rencontre des rivières Windigo et Saint-Maurice. Ces demeures étaient
toutes munies de commodités surprenantes pour moi qui arrivais de la
petite école de rang du Haut-du-Lac de Saint-Tite. Ces maisons avaient
été construites un dix à quinze ans plus tôt et appartenaient à la
compagnie forestière florissante de l’heure. Un homme de cour et un
jardinier voyaient à répondre aux désirs des résidents. En somme,
imaginez un joli petit village sorti du conte des Mille et une nuits
quand on arrive du pays des filles de Caleb. […..]
En franchissant la porte de la bâtisse principale, dans la pénombre, je
sentis une atmosphère tout à fait inconnue. D’abord, la vue d’une
centaine d’individus recueillis dans un silence imposant; à ma gauche,
mon pupitre converti en un autel décoré que je reconnaissais à peine; à
ma droite, vers l’arrière de la salle, un petit groupe de personnes qui
entoure l’harmonium où M. Ricard joue des airs de circonstance et dans
le coin opposé, un joli sapin qui brille de mille feux. La présence d’un
prêtre près de mon pupitre s’avérait déjà un événement rare.
Quelques minutes plus tard, les douze coups de minuit terminés, une
belle voix de ténor entonna Minuit Chrétien. Une voix cultivée dans un
lieu aussi isolé fit tourner plusieurs têtes. Mon oncle me chuchota : «
Bob Ouellet ».
La messe terminée, les personnes présentes reçurent cette invitation du
surintendant de la compagnie dans un français baragouiné : « En guise
d’un Joyeux Noël, la Compagnie Brown Corporation vous invite tous à une
santé avant de retourner chez vous! » […..]
Après une santé renouvelée et une conversation bien alimentée en
compagnie soit de parents d’élèves ou de compagnons de travail, mon
oncle eut l’amabilité d’inviter Bob Ouellet à réveillonner chez lui où
je pensionnais depuis septembre. Avec ce nouvel ami, onques prenons le
chemin du retour tous les trois.
Tante Gilberte, sœur de mon père, et ses deux fillettes de trois et
quatre ans attendaient notre arrivée depuis un bon moment déjà… Le Père
Noël s’étant amené avant nous, Ginette et Claudette étaient impatientes
d’ouvrir leurs cadeaux.
Tante Gilberte qui a toujours aimé la visite, fit un accueil chaleureux
à ce bel inconnu d’invité aux cheveux noirs et bouclés. […..]
À la table, lors de la conversation toujours aussi animée, nous
apprenons que l’invité du jour est orphelin de père depuis l’âge de cinq
ans et de mère depuis l’âge de vingt ans. Ses six frères et sœurs
habitent aux environs de Québec et lui-même y est arrivé à l’âge de
treize ans… ce qui explique sa formation musicale à Québec et ses études
en commerce au Collège de Lévis. […..]
Pour avoir vécu tous les deux à la campagne dans une maison ancestrale,
avoir subi les mêmes expériences à chaque changement de saisons, nous
avons beaucoup de souvenirs semblables.
Fait à souligner : ma tante et mon oncle sont presque du même âge que
Bob et natifs de Saint-Tite comme moi. Cette différence d’âge de sept ou
huit ans fait que j’ai beaucoup à apprendre de tout ce beau monde. Plus,
tante Gilberte a enseigné en Abitibi et connaît des endroits qui sont
familiers à Bob.
Nous trois remarquons chez l’invité des talents d’excellent conteur et
un sens d’humour peu commun. Il nous fait rire par ses descriptions
imagées.
Ce qui m’intrigue, c’est de constater que ce dernier semblait en savoir
beaucoup plus sur moi que moi sur lui. Il me faut dire que depuis
septembre, plusieurs autres commis de la compagnie étaient venus me
reconduire chez mon oncle après l’une ou l’autre des activités
récréatives offertes par « la » Brown. Pour en nommer quelques-unes :
cinéma, patinage, soirées de danse, tennis, etc. La compagnie se
montrait très généreuse sur le plan distraction afin de contrer l’ennui
chez ses employés et garder un personnel stable. Après notre mariage, le
coquin m’apprendra qu’il menait sa petite enquête quand un de ses
collègues du Club cessait de me reconduire.
Ce fut en se souhaitant un heureux temps des Fêtes et un bon voyage dans
les « Pays d’en bas » que nous nous sommes quittés ce 25 décembre au
matin 1947.
Le lendemain, je prenais le train pour aller passer les Fêtes dans ma
famille et quelques jours plus tard « Monsieur Bob » faisait de même
vers Québec. Tous les deux allions rejoindre nos amis de cœur du moment.
[…..]
Fernande Ouellet
JMR/Sainte-Foy
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Je me souviens d’une expression qu’on
entendait souvent quand j’étais jeune pour décrire le temps passé. On
disait « LE BON VIEUX TEMPS ».
En entendant ces paroles, ma mère sursautait et répondait : « Ne venez
pas me parler du bon vieux temps! » Ce temps où les maisons étaient
dépourvues de toute commodité. Pas d’eau courante, les hommes rentraient
l’eau avec des chaudières et la versait dans un vieux baril près de la
porte. Si on voulait de l’eau chaude, il fallait la faire chauffer sur
le poêle à bois de la cuisine qui était le seul système de chauffage de
la maison.
Faire le lavage à la main pour toute la
maisonnée quand tu n’as pas de machine à laver. Faire sécher le linge à
l’extérieur même en hiver et le faire dégeler près du poêle à bois. Se
laver à la serviette parce qu’il n’y avait pas de bain.
Aller faire ses besoins naturels dans une cabane à l’extérieur de la
maison, même en hiver alors qu’il fallait parfois pelleter la neige
devant la porte pour y entrer.
Travailler depuis les premières lueurs du
jour jusqu’à onze heures du soir en plus de faire la nourriture et
l’entretien de la maison, de confectionner et d’entretenir la plupart
des vêtements.
D’être enceinte presque tous les ans et d’élever une ribambelle
d’enfants.
Pas d’automobile. Voyager avec une voiture tirée par un cheval en hiver
comme en été par beau ou par mauvais temps.
Pas d’électricité, pas de téléphone, pas d’appareil radio, encore moins
de télévision. C’est cela que vous appelez le bon vieux temps ?
Pour moi, c’est aujourd’hui que vous le vivez le bon temps.
Léon Gaudreau
JMR/L'Ancienne-Lorette
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22 avril 2008
La fête est commencée.
Le 31 décembre 2007 a sonné le début des festivités qui entoureront les
400 ans de notre magnifique ville. Le calendrier des activités et des
manifestations est abondamment garni. Un vent de renouveau souffle
chez-nous.
Fondée en 1608, par Samuel de Champlain, Québec est le berceau de la
présence française en Amérique; 1608-2008 : quatre siècles de
rayonnement et de vitalité qui en 1985, lui ont mérité d’être déclarée
bien du patrimoine par •l’UNESCO. Québec est la seule ville fortifiée en
Amérique du Nord.
L’an 2008 sera une année faste, une année hors du commun. Notre ville
verra dans ses murs une multitude d’évènements pour témoigner de nos
racines, pour raconter notre histoire et ainsi, … justifier notre « Je
me souviens ». L’anniversaire sera souligné de façon éclatante. Un
gigantesque déploiement de présentations artistiques et culturelles, oui
mais avant tout, historiques. Un moment fort de partage et de
célébration.
Nous allons devoir faire des choix et, qui choisit renonce à autre
chose, c’est bien connu. Le fait est qu’avec la meilleure volonté du
monde, il sera impossible de tout voir.
Pour ma part, c’est avec la Symphonie des mille que je suis entrée dans
la ronde. La 8e symphonie de Gustav Mahler, un évènement musical d’une
grande envergure. Oui, j’ai eu le grand bonheur d’assister à cette œuvre
magistrale. C’était le 15 mars dernier. Permettez que je vous en parle.
De tout temps, la musique a fait partie de la vie. Elle est un
instrument de culture et elle s’inscrit au cœur des évènements que nous
désirons célébrer. Alors, parfaitement indiquée pour souligner un tel
anniversaire. Du dire du compositeur lui-même, sa 8e symphonie est une
œuvre « dispensatrice de joie ». Elle exalte le bonheur terrestre. C’est
un immense chant d’espoir, une œuvre ambitieuse, l’une des plus
imposantes de toute l’histoire du répertoire symphonique.
Pour Yoav Talmi, directeur artistique de l’Orchestre symphonique de
Québec, ce fut un extrême défi, ce fut aussi le rêve d’une vie et un
très beau cadeau qu’il a voulu offrir à la population de sa ville
adoptive pour cette occasion spéciale. Et ce fut un… triomphe !
M. Talmi dirige depuis 40 ans, il est chef de pupitre de l’OSQ depuis
maintenant 10 ans.
Imaginez, dans cette enceinte qu’est le Colisée, 1000 artistes réunis;
200 musiciens et 800 voix de plusieurs chœurs et ensembles vocaux; unis
sous la baguette du Maestro, mille exécutants, choristes et musiciens et
cela devant 12,000 spectateurs. Un monumental regroupement de talents et
de créativité dont nous avons pu nous enorgueillir collectivement. Non
seulement, nous enorgueillir mais encore… goûter et savourer cette
musique incomparable. Une œuvre grandiose qui transportait l’âme vers
des sommets.
Michel-Ange n’a-t-il pas dit : « La musique est l’aile que Dieu a donnée
à l’homme pour qu’il puisse s’élever jusqu’à Lui ? »
Nous avons vécu là, quelque chose qui ressemble à une sorte de
réconciliation avec notre condition humaine. Bref, un moment d’une rare
intensité qui, désormais, constitue un fait historique dans notre vie de
Québécois. Une chance inespérée qui se présente une fois dans une vie.
L’oeuvre n’avait été jouée que deux fois de façon si imposante. La toute
première fois à Munich par son auteur le grand Mahler en 1910,
lorsqu’il l’a composée et la deuxième, à Philadelphie en 1916 sous la
direction de Léopold Stokowski.
• UNESCO
Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la
culture.
Claire B. Savard
JMR/L'Ancienne-Lorette



Bernard, l’abbé, mon collègue facilitateur, je pense que le vocable mon
ami est le terme le plus juste pour parler de Bernard.« Si tu
n’es pas allé aux bleuets à 4 ou 5 reprises avec quelqu'un, tu ne peux
dire que tu le connais » 
